Lettre d'information :



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Ecoute et participation

Contexte
 
Le groupe de travail « écoute et participation » s’est réuni trois fois au cours de l’année 2008. Ces réunions étaient essentielles pour permettre une certaine maturation dans les réflexions et définir un projet collectif cohérent.
 
Ce projet se décline en deux axes :
-           Ecoute et participation: relevé des dispositifs existant chez les opérateurs
-           Intégration de la parole des stagiaires dans les plans d’actions
 
Un cahier des charges a été déposé début 2009 mais ce dossier est en attente au siège central du FOREM car il y a une obligation de réaliser un appel d’offre global pour tous les CSEF.
 
Objectif et bases du projet retenu par le groupe de travail
 
L’objectif est de donner un nouvel éclairage au DIISP à travers l’écoute des stagiaires et mettre en place des actions par rapport aux obstacles à l’emploi qu’ils estiment prioritaires.
La présente note est à lire en parallèle avec le schéma annexé ci-joint.
 
Le projet envisagé pour 2010 s’est développé sur principes :
 
  • Partir du vécu des personnes afin de mettre en évidence les obstacles qui ont jalonné leur parcours vers l’insertion à l’emploi. Il est indispensable d’avoir un animateur externe doté d’une pédagogie et d’une psychologie forts adaptées au groupe afin qu’il puisse rassurer et orienter chaque individu dans une auto-réflexion constructive.
 
  • Se centrer sur les obstacles à l’emploi (externes à l’organisme de formation) afin de répertorier ce qui ne fonctionne pas bien dans la région et non pas se centrer sur les dysfonctionnements internes d’un organisme (car des dispositifs existent déjà pour évaluer un organisme en interne).
 
  • Décentraliser le processus au sein des organismes afin que la démarche soit pérennisée au sein des institutions. Il est essentiel que des plages horaires soient réservées au sein des formations pour permettre le déploiement du processus d’écoute et de participation.
 
  • Les hiérarchisations formulées au sein des organismes seront confrontées au sein de la « Commission des stagiaires », dans le but de dresser une liste d’actions prioritaires pour améliorer l’insertion à l’emploi. Cette liste d’actions, couplées à des propositions de solutions, sera présentée à la CCSR de Tournai Ath Lessines.
 
  • La richesse du dispositif mis en place vient du fait que 100% des réflexions seront issues des stagiaires eux-mêmes. Outre cet aspect d’autonomie dans les décisions, la volonté est également qu’un budget soit octroyé à l’intervention de l’animateur. L’allocation d’un moyen financier par le CSEF donne une essence et une légitimité particulières au dispositif mis en place.
 
  • Enfin, si le projet démarre par une expérience-pilote (6 réunions de la Commission des stagiaires), il dispose de bases suffisamment solides pour être poursuivis à plus long terme (décentralisation, plage horaire des formations,…).
 
Chronologie et budgétisation :
 
Cette proposition peut largement être modifiée par l’animateur en fonction de ses disponibilités et/ou de la méthodologie qu’il va lui-même vouloir mettre en place.
 
Janvier - Mars 2010 : Appel d’offre.
Phase I (Mars – juin 2010) : développement de la méthodologie par l’animateur et les organismes participant au dispositif.
 
Phase II (Aout – octobre 2010) : Mise en place du dispositif au sein des organismes grâce à l’intervention de l’animateur sur le terrain. Travail des stagiaires selon des plages horaires déterminées afin de définir des hiérarchisations d’obstacles communs à l’emploi.  
 
Phase III (Novembre 2010) : Création de la Commission des stagiaires et définition d’un listing d’obstacles à l’emploi ainsi que des pistes de résolution à ces mêmes obstacles. Présentation de ce listing lors d’une réunion CCSR spécifique à ce thème.
 
Ensuite, une évaluation sera faite du dispositif et de ses impacts aussi bien par rapport aux stagiaires que par rapport à la CCSR.
 
Synergie et cohérence
 
Le projet ne partira pas de « zéro » mais devra puiser dans les nombreux projets mis en place par les autres CSEF et notamment la confrontation stagiaires/CCSR qui a eu lieu au sein du CSEF de Mons le 30 juin 2008.
 
Il serait dommage de « refaire une partie du travail » ou d’ignorer « d’autres aspects de la question », par simple mésinformation sur ce qu’il se passe ailleurs. Ainsi, l’animateur sera tenu au courant des évolutions des autres projets et des conclusions.
 
L’originalité du projet tiendra certainement dans le fait de sa décentralisation et du focus mis sur les parcours des personnes. Mais il pourrait aussi s’orienter sur des obstacles à l’emploi très particuliers et très méconnus (mobilité des personnes handicapées, assuétudes et alcoolisme en formation,…).
 
C’est la commission des stagiaires, en va-et-vient constant avec les autres stagiaires des organismes, qui devra définir quelles sont les priorités et quelles pourraient être les solutions pour améliorer l’accès à l’emploi. 
 
Les nouvelles perspectives apportées par ce dispositif pourraient modifier notre perception du DIISP et de notre Plan d’actions. Si ce projet-pilote s’avère productif et bénéfique, il pourrait alors s’améliorer et s’institutionnaliser au sein de la CCSR.